Les p'tits trucs de Béné

15 septembre 2017

Conclusion : vous avez dit santé ?

humanité - 1

Et voilà, cette série touche à sa fin. C'est probablement un soulagement pour certains !

Cet exposé s'est essentiellement intéressé à notre propre santé, mais il me semble important d'ouvrir notre réflexion à l'impact de notre alimentation sur la santé dans un cadre plus large :

  • la santé des animaux
  • la santé des personnes qui travaillent dans les abattoirs pour donner la mort par procuration
  • la santé de la planète
  • la santé des peuples qui sont exploités pour permettre à nos pays occidentaux de consommer de la viande à tous les repas, pour un prix qui n'est pas le bon.

Sur la santé des animaux, ce n'est un secret pour personne. Les modes d'élevage avec une forte concentration d'animaux favorisent la propagation des maladies. Les traitements systématiques aux antibiotiques génèrent des résistance, on en a parlé. Et je trouve terrible les abatages massifs dont on a entendu parler ces derniers temps. Pensons aussi aux impacts croisés entre animaux sauvages et élevages : les maladies sont transmises dans les 2 sens...

Sur la santé des personnes qui travaillent dans les abattoirs, c'est déjà plus confidentiel : c'est un secteur où les risques sur la santé, tant physique que psychique sont les plus élevés. Ce sont eux qui font le sale boulot à la place des consommateurs. Et on pointe les individus du doigts lors de déviances cruelles comme ça a été le cas cette année, alors qu'à mes yeux, c'est le système qui en est responsable.

Sécurité au travail, prévention risque professionnel. Officiel Prevention, annuaire CHSCT

Sécurité au travail, équipement de protection et prévention accidents du travail avec Officiel Prévention. Aide aux responsables de la sécurité en entreprise: évaluation et prévention risque professionnel, amélioration conditions de travail

http://www.officiel-prevention.com

Sur la santé de la planète, l'élevage est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre...

Focus: Les impacts de l'élevage sur l'environnement

L'enjeu consiste à concilier deux demandes: les produits animaux et les services environnementaux

http://www.fao.org

 

Employés d'abattoirs : les autres victimes de l'industrie de la viande

Kristina Mering est étudiante en maîtrise de sociologie à l'Université de Tallin (Estonie). Elle a interviewé des employés d'abattoirs sur leur rapport avec les animaux et leur travail. Cette série d'entretiens fut réalisée auprès de travailleurs du plus grand abattoir d'Estonie.

http://www.la-carotte-masquee.com

 

Et sur la santé des peuples, notamment via la faim dans le monde... même si cette dernière a des racines politiques importantes.
L'élevage est responsable de 90% de la surface détruite dans la forêt amazonienne (pour produir du soja OGM qui nourrit le bétail. De plus, il faut bien plus de calories pour faire un kilo de viande que pour produire un équivalent en végétal : consommer directement les végétaux permettrait à plus d'humains de manger à leur faim...
[je vais revenir vous donner des sources...]

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Et voilà, j'arrête de vous casser les pieds ! Mais c'est votre tour, n'hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Cela me sera utile pour finir de me préparer pour la conférence !

Je vais venir mettre à jour cet article avec une bibliographie, dès que le maître du temps me le permettra... mais en attendant, c'est l'heure du thé !

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14 septembre 2017

Les motivations "santé" d'une alimentation végétale

 

jardin - 1

Il faut parfois, au début notamment, faire preuve d'une motivation forte pour adopter et conserver une alimentation végétale. Si on se cantonne à l'aspect santé de cette décision, quels arguments pouvons nous retenir ?


1/ Les apports d'une alimentation végétale

  • Richesse en fibres, minéraux, vitamines et anti-oxydants

    La richesse en fibres, minéraux, vitamines et anti-oxydants de l'alimentation végétale pousse à penser que son adoption diminue le risque de diabète de type 2, voire permet de mieux contrôler un diabète existant (effet de lissage des pics de glycémie).

    Il est intéressant de noter que l'association Diabète Quebec encourage ses membres, et les personnes diabétiques en général, à passer à une alimentation végétale pour mieux contrôler leur maladie, alors qu'on ne trouve rien de tel sur le site de la fédération des diabétiques en France (tout juste les diabétiques sont-ils encouragés à consommer plus de fruits et légumes ! (ce qui n'est pas vraiment étonnant, puisque la fédération se repose sur les recommandations du PNNS (Programme National de Nutrition Santé) dont l'impartialité semble laisser à désirer...

    Le végétarisme et le diabète

    Adopter une alimentation végétarienne bien structurée peut convenir à une personne diabétique et s'avère même bénéfique. Que vous considériez le végétarisme ou non, remplacer de temps à autre un repas de viande par des mets à base de

    http://www.diabete.qc.ca

     

    De plus, une alimentation riche en produits d’origine végétale est souvent conseillée dans le cadre de la prévention du cancer, notamment du fait de la richesse en fibres des légumineuses, qui serait utile pour lutter contre le cancer colorectal et les cancers gastro-intestinaux. Il s'agit des fibres naturellement présentes dans les fruits et légumes, et non de celles des suppléments alimentaires : inutile donc de se précipiter sur un régime riche en fibres, il faut rester à l'équilibre. De plus, la recherche évolue constamment sur le sujet, donc c'est un domaine pour lequel prudence et modération sont de mise...

    Alimentation - Réduire les risques de cancer | Institut National Du Cancer

    Alimentation - De nombreuses études ont mis en évidence l'influence des facteurs nutritionnels sur le risque de développer un cancer, même s'il reste des inc

    http://www.e-cancer.fr

     

    Quel rôle pour les légumineuses dans la prévention du cancer ?

    Accueil " Actualités " Quel rôle pour les légumineuses dans la prévention du cancer ? Mardi, 2 Février 2016 La " Food and Drug Organization " (FAO) des Nations Unies a déclaré 2016 'Année internationale des légumineuses'. Par ce geste, la FAO veut mettre en avant l'utilité de ce groupe d'aliments (lentilles, haricots, pois, etc.)

    http://www.cancer.be

     

2/ Les apports d'une baisse ou suppression des produits animaux : ce que cela nous évite d'ingurgiter !

Si les apports en soi d'une alimentation végétale font encore l'objet de recherches et discussions, les avis d'experts sont plus convergents sur les bienfaits du changement de comportement alimentaire que cela induit : aujourd'hui, il reste difficile de consommer des plats préparés uniquement végétaux, ce qui évite bien des problèmes ! De plus, la majorité de ces plats se trouvent dans les magasins bio, ce qui limite quelque peu les risques. Mais cela va-t-il durer ?

Voici quelques impacts positifs par défaut d'un passage conscient à une alimentation végétale :

  • Pathologies et autres indésirables liés à la consommation de viande

    Un rapport de la FAO datant de 2013 indique que les 70% des nouvelles maladies qui ont touché les humains dans les dernières décennies étaient d'origine animale. Le simple fait de ne pas consommer ces produits permet donc de diminuer notre exposition à ces éléments toxiques.

    Face à la hausse des maladies d'origine animale, il faut une nouvelle approche de santé

    16 décembre 2013, Rome - La croissance démographique, l'expansion de l'agriculture et l'essor de filières alimentaires mondiales ont considérablement modifié la façon dont les maladies apparaissent, franchissent les barrières d'espèces et se propagent, affirme un nouveau rapport de la FAO paru aujourd'hui, World Livestock 2013: Changing Disease Landscapes .

    http://www.fao.org

    Quelques noms "célèbres" de virus et bactéries pathogènes responsables de problèmes : Listeria, Salmonella, Campylobacter, Escherichia coli... Ces agents ne sont pas présents que dans les produits animaux, mais ces derniers sont des vecteurs qui facilitent leur diffusion.

    De plus, les animaux d'élevage sont très exposés aux antibiotiques, et même le site du ministère de l'agriculture alerte sur la consommation d'antibiotiques vétérinaires (tout en justifiant son utilisation massive : du fait des concentrations d'animaux, on applique une médecine de population et non d'individus => malade ou pas, tout le monde y passe ! ), et a adopté en 2011 un "plan d'action pour l'utilisation raisonnée des médicaments vétérinaires". Ce même site officiel expose également l'impact en domino sur la santé humaine.

    Questions / réponses : les antibiotiques à usage vétérinaire et l'antibiorésistance

    Les antibiotiques sont des médicaments capables d'entraîner la destruction (effet bactéricide) ou l'arrêt de la multiplication (effet bactériostatique) des bactéries. Un grand nombre d'antibiotiques sont des molécules naturelles, fabriquées par les micro-organismes eux-mêmes : des champignons ou d'autres bactéries. Ils les produisent pour éliminer les bactéries concurrentes avec lesquelles ils sont en compétition dans leur biotope.

    http://agriculture.gouv.fr
  • Le mercure

    Pour l'OMS, le mercure est l'un des 10 produits chimiques les plus préoccupants pour la santé, et il arrive dans l'alimentation humaine par le biais du poisson et des crustacés. Plus le poisson est gros et gras, plus il est susceptible d'avoir une forte teneur en mercure. En effet, le mercure n'étant pas éliminé par le corps, il s'accumule. Côté santé, c'est sur le système nerveux qu'il a un impact négatif.

    L'article de l'OMS indique que le mercure est naturellement présent dans l'écorce terrestre, mais que la principale cause de libération dans l'environnement sont les activités humaines : centrales électriques au charbon, utilisation domestique de ce minerai pour le chauffage et la cuisine, processus industriels, incinérateurs de déchets et extraction minière du mercure, de l’or et d’autres métaux.
    Ce dernier point me donne l'occasion de sortir de l'objet initial de cet article pour vous dire qu'il y a actuellement en Creuse un risque non négligeable d'ouverture de nouvelles mines d'or, notamment sur la commune de Lussat, juste à côté de l'étang des landes, espace naturel que certains d'entre vous ont eu l'occasion de venir visiter. La Cominor a obtenu un permis de prospection, et bien que les habitants et citoyens aient donné un avis négatif, c'est l'état qui tranchera sur la suite. Pas rassurant pour l'écologie...et la santé !

    Mercure et santé

    Le mercure est un élément présent dans la nature que l'on retrouve dans l'air, l'eau et les sols. L'exposition au mercure, même à de petites quantités, peut causer de graves problèmes de santé et constitue une menace pour le développement de l'enfant in utero et à un âge précoce.

    http://www.who.int

    Cet aspect nous fait relativiser les "bienfaits" de la consommation de poissons, dont la cuisson détruit en partie les précieux oméga-3, mais pas le mercure... Pour y pallier, la consommation de graines de lin, de chia voire de chanvre (disponibles dans tous les magasins bio, elles se glissent dans vos gâteaux, saupoudrent vos salades...) apporte ce qu'il faut en omega-3. Et en ce qui concerne le phosphore souvent associé avec le poisson, on le trouve en plus grande quantité dans les lentilles, les graines de courge ou de tournesol ! 

  • Les maladies cardio-vasculaires

    Le fait de consommer peu ou pas de viande a un effet sur les facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires : baisse de la pression sanguine, du taux de lipides et de glucose sanguin. Le taux de cholestérol est également plus bas chez les végétariens et encore plus chez les végétaliens.


    Santé: Être végétarien réduit les risques de maladies cardiovasculaires

    SANTÉ - Manger du boulgour, ça ne fait pas rêver mais pourrait bien vous sauver la vie. Être végétarien réduirait de 32% le risque de maladies cardiovasculaires comparativement aux personnes consommant de la viande et du poisson, selon une vaste étude menée au Royaume-Uni et publiée mercredi 30 janvier aux États-Unis.

    http://www.huffingtonpost.fr

 

  • Charcuterie aux nitrites

     Ce n'est maintenant plus un secret pour personne que la consommation de charcuterie présente des risques, tant du fait de la richesse en matières grasses saturées de ces produits, que du fait des procédés industriels utilisés, notamment en France : en effet, certains pays ont commencé à faire évoluer leurs pratiques, notamment sur l'utilisation des nitrites, mais ce n'est pas le cas chez nous.

    Les dangers de la charcuterie bourrée de conservateurs !

    Sur France 2, l'émission " Cash Investigation " s'est donné pour mission de révéler ce que l'on souhaite cacher. Cette semaine, elle a mené l'enquête sur la fabrication du jambon. Pourquoi le jambon est-il rose ? Pourquoi a-t-il la réputation d'être bon pour les enfants ?

    http://genie-alimentaire.com

     

    E250 - Nitrite de sodium - Conservateurs - ADDITIF ALIMENTAIRE - Webadditifs

    Grand guide des additifs alimentaires. Lesquels sont dangereux? Lesquels sont hallal? Un blog pour decripter les étiquettes. Vous pouvez déposer vos commentaire et parler des dangers des additifs.

    http://www.les-additifs-alimentaires.com

     

    Nitrite de Sodium E250 - Les 5 dangers de cet additif alimentaire

    Le nitrite ou le nitrate de sodium (E250) présente-t-il un danger pour la santé ? Si oui, quels sont les maladies associées à la consommation régulière d'aliments contenant de cet additif alimentaire ?

    http://dangereux.fr

    Certes, nous avons été habitués à certaines gammes de couleurs pour chaque produit, mais ce sont des sujets sur lesquels il est possible de travailler pour faire évoluer les perceptions. Et en attendant, une baisse voire suppression de leur consommation semble toute indiquée.

Les motivations liées à la santé sont rarement celles qui nous font passer à l'action (il n'y a qu'à regarder le cas de la cigarette ou de l'alcool...), mais autant voir ce côté positif des choses !
Pour certaines personnes, cela commence à compter lorsque les premiers signes de problèmes apparaissent. Un exemple célèbre de cette situation est le cas de Bill Clinton (les détails sont faciles à trouver sur le web si vous ne connaissez pas la petite histoire...)
Assez étrangement, il me semble que ce sont les motivations altruistes qui sont le plus facteur de changement, mais cela sort du cadre de cet exposé...

A bientôt pour la suite...

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Alimentation végétale et santé : quelques définitions et préalable

Bonjour,

légumes - 1 (2)

Alors, je vous l'ai dit il y a quelques jours, je suis en train de préparer une petite intervention pour la prochaine édition d'Alternatiba en Limousin. 
Comme cela m'a conduit à potasser un certain nombre de choses, je me suis dit que tant qu'à faire, autant vous en faire profiter aussi, même si je prends le risque d'en perdre certains. J'espère qu'ils voudront bien me le pardonner.

J'ai 4 publications sur le sujet (cette intro, 2 parties et la conclusion), et après, promis, je reviens au jardin et à nos activités maraîchères, culinaires ou apicoles... Je vais vous les envoyer à quelques heures d'intervalle.

Le sujet de mon intervention est de faire le lien entre santé et alimentation végétale, et il sera suivi d'une intervention sur l'alimentation crue et le jeûne.

Pour commencer, quelques définitions (hyper simplifiées !): 

Végétarisme : alimentation qui ne consomme pas directement d'animaux : ni viande, ni poissons. Mais les oeufs, le lait, le fromage sont acceptés.

Végétalisme : alimentation qui ne consomme pas de produits d'origine animale : ni viande, ni poissons bien sûr, mais pas non plus d'oeufs, de produits laitiers, de miel...

Véganisme : Mode de vie, système de pensée qui refuse l'exploitation animale sous toutes ses formes. Cela ne se limite donc pas à l'alimentation, mais concerne aussi les vêtements, les produits d'hygiène et cosmétiques, les produits d'entretien...

Je précise que dans la suite de mon propos, je pars toujours du principe que l'on s'approvisionne avec des produits bio. En effet, je crois que l'on peut tout à fait consommer de la malbouffe végétale [1] !

Ici, le propos est d'aller vers une alimentation consciente et choisie : on sélectionne les produits que l'on accepte de consommer ou non, et pour ceux de l'on consomme, on se renseigne pour ne pas acheter à l'aveugle. Il ne suffit pas d'acheter du bio !
Le choix du bio n'est pas forcément une garantie à toute épreuve (qui n'a pas entendu parler des saumons bio qui contiendraient plus de mercure que les saumons sauvages [2] ? De plus, toutes les marques du bio industriel (ces mots vont mal ensemble, non ?) n'ont pas forcément d'engagements en termes d'éthique humaine et écologique [3]. Tous les produits bio ne se valent pas.

Mais il me semble que le bio est aujourd'hui le moins pire des choix pour la santé, avec une attention particulière pour les productions locales. Bio (avec ou sans étiquette) et local, c'est le pied !

Avant d'aller plus loin, il me semble honnête de préciser que mon alimentation actuelle est un peu plus que végétarienne, mais pas végétalienne puisque nous consommons les oeufs maison, du miel, et certains fromages. La santé n'est pas à l'origine de ma motivation dans le choix de cette alimentation, mais j'ai régulièrement l'occasion de me réjouir de ne plus être exposée à certains problèmes comme le cheval qui se prend pour du boeuf, ou les oeufs au fipronil !
Le partage de cette recherche alimentaire n'a pas pour but de convertir quiconque, vous êtes bien assez grands pour faire vos choix et les assumer !
Si ça peut tout au plus piquer votre curiosité, c'est intéressant, car il faut que l'on soit nombreux à s'interroger pour que les informations deviennent disponibles de façon plus transparente et argumentées. 
En effet, on trouve tout et son contraire sur le sujet, tant dans la littérature que sur le web, et il est parfois difficile de faire le tri et de déterminer qui donne les informations les plus fiables. J'ai essayé de sélectionner des sources crédibles.

J'ai fait dans les 2 articles à suivre des sélections et des zooms sur certains points, mais je suis persuadée qu'en matière de santé comme pour beaucoup de choses (comme le jardin notamment), il faut penser globalement, en système : il ne sert à rien d'en faire trop sur certains aspects si cela nous conduit à en négliger d'autres. L'exercice consiste à trouver un point d'équilibre...

 ----

[1] On trouve par exemple du sirop d'agave chez les hard discounters, qui est loin de ne contenir que du sirop d'agave ! Et les vinaigres balsamiques de "grandes marques" non bio contiennent majoritairement le colorant E150 (celui qui en plus de donner la couleur caramel pourrait contenir des résidus toxiques, voir cancérigènes)

Colorant E150b - Caramel II - procédé au sulfite caustique, Caramel de sulfite caustique

Informations compilées sur l'additif alimentaire E150b (Caramel II - procédé au sulfite caustique, Caramel de sulfite caustique), toxicité, caractéristiques et composition.

http://www.additifs-alimentaires.net

[2]

Le saumon bio est-il plus toxique que le conventionnel ?

A l'approche des fêtes de fin d'année, 60 millions de consommateurs a mené une enquête sur le poisson préféré des français: le saumon. Selon l'association, c'est un véritable carton rouge pour le saumon bio en l'occurrence. Y a-t-il vraiment raison de s'i

http://www.bioalaune.com

[3]

L'industrialisation du bio

Avec un chiffre d'affaires qui a augmenté de 19% en 2009 pour les produits bio, le secteur a le vent en poupe. Longtemps délaissé par les supermarchés et les industriels car considéré comme marginal, le bio est devenu pour eux incontournable. Le problème est que nous sommes face à une industrialisation du bio.

https://www.dangersalimentaires.com

 

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12 septembre 2017

Une bonne protéine ? Quésako ?

Bonjour,

Dans mon article précédent, je vous ai parlé de l'amarante en disant que sa graine était une bonne protéine.

Et puis, cette phrase est revenue me hanter la nuit ! C'est quoi une bonne protéine ? Il a y des bonnes et des mauvaises protéines ? Ça m'a turlupiné, de ne pas savoir répondre à cette question. Et comme il semble que je suis pénible quand quelque chose me turlupine, c'est Laurent qui m'a apporté quelques références de son livre fétiche* pour répondre à ma question.

Au cas où vous vous poseriez aussi des questions (et si vous ne vous en posiez pas jusqu'ici, j'espère que ça va en susciter !), je vais essayer de vous retranscrire ce que j'en ai compris. Forcément, au passage je vais faire des approximations, désolée. Mais je suis très ouverte à lire vos commentaires pour rectifier le tir si besoin.

 Au début de l'histoire, il y a les acides aminés, une vingtaines de petites briques. Pour assembler ces petites briques, il n'y a pas des creux et des bosses comme sur les légos, mais des parties acides et basiques : comme les contraires s'attirent, les acides et les basiques peuvent se combiner. Ce sont ces petites briques que le corps humain va assembler en protéines pour se construire.

Sur la vingtaine d'acides aminés identifiés, il y en a 8 que le corps humain ne peut pas synthétiser : ce sont les 8 acides aminés dits "essentiels" qui doivent lui être apportés par l'alimentation.

légumes - 2

Lorsque l'on mange "des protéines", la digestion les redécoupe en acides aminés pour reconstruire ses propres protéines.
Ces protéines que l'on mange contiennent les 8 acides aminés essentiels dans différentes proportions : si un acide aminé est présent en faible proportion, il va limiter les possibilités de création de protéines. Les autres acides aminés ne pourront donc pas être assimilés. Ce n'est pas efficace pour le corps qui finalement va tirer peu d'avantages de la protéine initiale : on peut simplifier en disant que c'est une pauvre protéine, car ses apports en acides aminés sont en partie gâchés.

Si un aliment apporte des acides aminés dans des proportions équilibrées, il permet au corps de "transformer" le résultat de la digestion en plein de protéines. Pas de gâchis, c'est donc une bonne protéine !

Mais au cours d'un repas, on ne consomme pas qu'un seul aliment (ou très rarement !). L'idée est donc d'obtenir un bon apport en protéines ( = un approvisionnement équilibré en acides aminés permettant de créer les protéines dont notre corps à besoin) en associant des aliments qui sont complémentaires. C'est pour ça que l'on mange de la semoule avec les pois chiches du coucous, du maïs avec les haricots rouges...du pain grillé sous les mogettes...

légumes - 1 (1)

Ainsi, les céréales (semoule, pain ...) apportent la méthionine qui manque aux légumineuses (pois chiches, haricots...), et les légumineuses apportent la lysine qui manque aux céréales. (vous aurez deviné que lysine et méthionine sont 2 des 8 acides aminés essentiels**). L'association des 2 permet de construire des repas équilibrés, qui apportent largement ce qu'il faut au corps pour qu'il puisse construire ses propres protéines.

Et voilà, le mythe des protéines qu'on ne trouverait que dans la viande et le tofu est bien relativisé ! Nous avons bel et bien le choix.

Je vous souhaite à tous une belle journée !

Béné

PS : je vais bientôt intervenir dans une conf Alternatiba sur le sujet de l'alimentation végétale, alors si ce n'est pas clair ou que vous avez des questions, elles sont bienvenues pour m'aider à bien me préparer...

* COUPLAN F. : Guide Nutritionnel des plantes sauvages et cultivées (2011), Delachaux et Niestlé

DAVEAU G. : Le manuel de cuisine alternative (2014), Collection Domaine du possible chez Actes Sud

** Les 6 autres sont présents dans de bonnes proportions dans les céréales et les légumineuses

31 août 2017

Récoltes ... de graines !

Bonjour à tous,

Comment, on est déjà le dernier jour d'août ? Pas croyable ! Je n'ai rien vu passer...

Enfin si, j'en ai vu quelques uns d'entre vous passer nous voir, et c'était bien sympa !

J'espère que vous avez profité d'un excellent été, et que la rentrée qui approche s'annonce bien : pleine de changement et de nouvelles aventures ;-))

Pour ce retour, j'ai envie de vous parler d'une plante qui a illuminé notre jardin pendant tout l'été. Mon seul regret est de ne pas l'avoir photographiée plus tôt, quand elle était en pleine forme. Tant pis, voici une photo où elle est un peu flappy...

amaranthe - 4

 

Vous la connaissez ? 

C'est l'amarante. La quoi ? Oh, juste une plante cultivée depuis des siècles par les mexicains, et complètement oubliée ailleurs. Et c'est dommage car elle donne une petite graine très riche en protéines de bonne qualité. Et pour arranger le tout, elle pousse très bien dans les sols secs et pauvres... (toute ressemblance avec un certain jardin situé au centre de la France ne serait que pure et fortuite coïncidence !). 

J'ai repiqué de l'amarante à différents endroits du jardin. Elle a poussé à peu près partout, mais elle est clairement plus radieuse dans le mini châssis qu'elle partageait avec les salades : elle a beau supporter le sec, elle apprécie son petit coup d'arrosoir !

Les plants font plus d'un mètre de haut, et en début d'été, il n'était pas rare de voir Malow couché sous les amarantes (sur mes salades donc...). Les salades ont suffoqué (coupable = Malow ou les amarantes ? Peut-être un complot des 2...)

Capture d’écran 2017-08-31 à 20Les feuilles se mangent jeunes, en salade ou cuites comme les épinards. On a essayé, mais c'est trop dur pour moi de couper les feuilles d'une petite plante qui en a bien besoin pour grandir. Et une fois la plante grande, c'est pas vraiment fameux !

Au plus simple, vous pouvez la trouver sous forme de graines dans les magasins bio.  

On peut la cuire comme du quinoa, ou bien la faire germer. J'espère avoir bientôt l'opportunité de vous la présenter préparée.

Pour cela, il faut passer quelques étapes, et d'abord le séchage. A cette fin, j'ai reconverti nos casiers à vin (non pas qu'ils aient perdu tout usage, faites moi confiance ! Mais nous n'avons pas encore reconstitué nos stocks !).

 

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Les panicules (la frime !) sont attachés par des crochets sur les barreaux, et je secoue la tour à chaque passage. Le but est de récupérer les graines dans la toile cirée qui tapisse ce vieux tiroir. Dans un 1er temps, ça donne ça :

amaranthe - 1

Et après passage au tamis et un souffle "léger", on arrive à ça :

amaranthe - 2

 

Et il n'y a bientôt plus qu'à déguster !

Bon, le séchoir est un 1er essai rapido, histoire de baliser la route pour la prochaine récolte de graines comestibles, à savoir le quinoa.

Il semble que d'ici quelques temps, il sera prêt à récolter à son tour. Je vous tiens au courant !

Voilà, j'espère que vous allez vous précipiter sur vos livres de recettes (ou internet !) et nous dire en commentaire quelles recettes goûteuses vous avez dénichées à base de graines d'amarante...

amaranthe - 1 (1)

 

Avant de vous laisser à la préparation de la rentrée, je voulais faire un petit clin d'oeil à Sylvain : il y a 2 plantes avec lesquelles je n'ai généralement pas la main verte : les bonsaïs (ils sont tous morts rapidement) et les orchidées (mort plus lente, sans jamais re-fleurir).

Et là, oh miracle, cette magnifique petite orchidée a refleuri en début d'été, et elle est toujours belle ! Merci, c'est du plus bel effet sur le poêle... enfin, tant que le froid n'est pas revenu... !

Bises

Béné

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29 juin 2017

Vive la délocalisation !

Voilà un titre qui va en surprendre plus d'un(e) venant de moi ;-))

Explication en images : Voici la plaque je nous avons découverte au détour d'une ballade à Crozant :

Délocalisation - 1

 

Un centre d'appel ! Bon, j'avoue, je ne suis pas rentrée, je ne sais pas comment est l'ambiance dedans, ni quel logiciel ils utilisent... mais le cadre me semble plutôt sympa ! En cas de coup dur, peut-être que je pourrais me reconvertir ! (mouais, il faudra que le coup soit vraiment dur...)

 

Délocalisation - 2

 

Au passage, Crozant a donné son nom à un mouvement de peinture, "l'école de Crozant". C'est un endroit où la Creuse est particulièrement belle, et on a croisé un groupe de peintres amateurs, avec leur "maître". Les ruines du château étaient joliment mises en couleur.

Bonne journée à tous,

Béné

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15 juin 2017

Tadam !

Ca y est, on vient de manger nos 2 premières tomates !

tomates - 1 tomates - 2

Voilà quelques jours qu'elles finissaient de mûrir dans la serre. Mais je crois qu'il va falloir attendre un certain temps avant de manger les suivantes, car elles sont encore bien vertes ! Idem pour celles qui sont en pleine terre. 

Et pour les accompagner, j'ai préparé 2 petits artichauts violets.
Résumé en 3 images : sur pied, avant préparation, et après un petit passage aux ciseaux, car je l'avais oublié, mais un artichaut, ça pique ! Il y a une pointe au bout de chaque feuille !

artichaud - 3artichaud - 1artichaud - 2

 

Je crois qu'on va en planter plus pour les années à venir !

Bon appétit !

Béné

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03 juin 2017

And the winners are...

Titi, Patricia et Benjamin !

Comment ça, vous ne voyez pas à quoi je fais référence ?

Mais si voyons, si je vous dis 100 arbres... en mars... Et bien le moment de faire le point est venu, et le verdict est tombé !

Ca faisait longtemps que je n'avais pas fait un petit graphique ! 

Capture d’écran 2017-06-03 à 10

Alors, pour résumer, notre taux de résussite est de 23%, essentiellement sur les pommiers. Emportés par l'enthousisme, nous avons zappé d'identifier une petite vingtaine de greffe, et comme l'une d'elles a prise, ce sera la surprise ! 
En fait, il y aurra plus d'une surprise, car la plupart du temps, nous savons d'où viennent les greffons, mais pas à quelle variété ils correspondent !

Il y a une petite dizaine d'arbres pour lesquels l'aventure s'arrête là, mais les autres ont bien repris et pourront rejouer l'année prochaine (porte-greffe survivant signifie que la greffe n'a pas marché, mais que l'arbre a fait des branches en dessous) !

Bon, sinon, une semaine pas spécialement fun, en formation, avec cependant quelques clins d'oeil du passé : présentation des études de marché, et ce qui m'a le plus surprise, des "règles de l'art" de la relation multicanal !

cci - 1cci - 2

Au secours, je ne suis pas partie assez loin !!!

Bises

Béné

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21 mai 2017

Et RE-merci !

Bonsoir,

Changement de thème pour cette 2eme journée de stage. Mission du jour : concocter un repas à base de plantes sauvages.

Si certaines plantes m'étaient connues, ce n'était pas encore le cas de la lampsane (photo), ainsi que du laiteron.

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Lors de la cueillette dans le jardin Mandala, petit tour dans la magnifique collection de Bonsaï de Yohann. On ne voit pas bien, mais il a vraiment des arbres superbes. C'est un vrai passionné de l'arbre.

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Au menu, nous avons préparé les fameux beignets de consoude : ça faisait un moment que je voyais la recette dans mes livres, mais le mot friture m'y avait fait renoncer. (je ne dis rien du goût, ce sera une surprise pour ceux qui y goûteront un jour...)

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Puis quiche à la consoude, pesto de plantain, chèvre frais aux fleurs de consoude, tarte amaranthe aux tomates séchées (là aussi, bonne révision, car la moitié de ma cueillette était fausse !), crêpes de sarrasin aux chénopodes, accras d'amaranthe...

et pour finir, cake chocolat-orties !

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On était tellement au plaisir de manger, qu'on a oublié de faire les photos ! mais cela vous donne une idée de la diversité des plats...

Ensuite, mais pas tout de suite après car on a un peut trop mangé je crois (!!!), petit tour des outils du jardin, essayage des biobêches, avec comparaison à la Grelinette. Puis retour en salle pour évoquer les purins (euh, pardon, les extraits fermentés !), décoctions, infusions... de plantes, à l'eau de pluie et non dans l'alcool de fruit ! (ça sera pour un autre stage !), et les associations de plantes.

On a pas résisté aux petits minous, pas bien vieux...

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Encore une très belle journée, avec un petit groupe sympa et un guide-jardinier (Hervé Valoteau) vraiment super.

Au passage, on s'est rendu compte qu'on est déjà devenus chauvins : la Creuse, c'est vachement mieux que la Sologne ! Les paysages sont beaucoup plus ouverts, les passages en forêt bien plus lumineux... et même s'il y a des chasseurs, on n'entend pas les tirs des braconniers dès l'aube ! (il paraît que c'est le sport local, mais on en sait pas plus. Le concept ne nous attire pas particulièrement...)

Bonne semaine à tous !

Et cette semaine, moi aussi je pars bosser à la ville : un mois de stage CCI sur la création d'entreprise. Un beau programme en perspective, même si ça va me manquer de passer du temps au jardin je crois. Mais je serai peut-être moins fatiguée, alors plus dispos pour vous présenter les photos du jardin que je vous ai préparées...

A bientôt,

Béné

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20 mai 2017

Merci les collègues !

Bonsoir,

Ce message commence par un grand merci, à tous mes "anciens" collègues qui m'ont offert un très beau et pertinent cadeau de départ : franchement, ça vaut le coup de partir ;-)) ! On peut revenir pour repartir ????

Alors pour partager un peu, je vais essayer de vous raconter ça par le menu (et vous allez voir que le mot n'est pas choisi par hasard...).

Tout à commencé hier soir : petit tour pour saluer les chats (sniff, c'est dur de les laisser), les poules, et les ânes confiés par les voisins pendant leurs vacances, ouvrir la serre et les châssis, vérifier que personne ne manque d'eau. Heureusement, il devrait faire beau mais pas trop chaud, c'est cool.

Puis départ, direction la Sologne. C'est la 1ere fois que nous y mettons les pieds. Il y a 2 heures de route, direction Paris. C'est une région très différente de notre Creuse d'adoption que nous découvrons, avec ses forêts et ses étangs. Une impression très différente du paysage de haies auquel nous nous sommes très vite habitués.

Nous dormons dans une chambre d'hôtes, dans une authentique locature Solognote. J'avoue, je ne connaissais pas la signification précise du mot locature avant ce matin et les explications de notre hôtesse. En fait, c'est une ancienne matairie, maison habitée par les métayers qui travaillent la terre sans en être propriétaires. Dans un parc-forêt de plus de 4 hectares, avec un petit étang.

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Nous avons fait un petit tour le soir même : le sol ressemble à un épais tapis dans lequel on s'enfonce un peu (mais on est maintenant équipés de bottes !). Je pense que même quand il ne pleut pas, ça reste relativement humide. Puis nous sommes arrivés sur l'étang, à la tombée de la nuit. Au premier plan, les iris d'eau, avec de magnifiques fleurs jaunes. Au second plan, l'étang avec une légère brume qui s'élève devant la forêt. Et pour que le tableau soit complet, ajoutez le croassement des grenouilles, et d'autres sons étranges que nous n'avons pas su identifier, mais qui donnaient au tableau une ambiance très forte, pas vraiment rassurante... Limite, on s'attendait à voir disparaître dans l'eau le fantôme d'une dame blanche... (et pourtant, vous savez que je ne suis pas portée sur la poésie ! Parfois un peu sur la bonne bière, mais pas ce soir là ! )

Le lendemain, lever aux aurores pour aller faire quelques photos, dont voici le résultat, forcément bien inférieur à la réalité.

ste marthe - 1 (1)

Ensuite, petit déj copieux, et départ pour la Ferme de Sainte Marthe, où Hervé Valoteau nous attend avec un petit groupe pour cette formation jardinage bio et plantes sauvages. Le matin, on parle du sol : comment le maintenir vivant, l'amender et en prendre soin. C'est l'occasion de poser des questions sur nos 2 premiers mois de pratique. 

A midi, super repas bio et végétarien, que je vous résume en images :

ste marthe - 1ste marthe - 2ste marthe - 3

Très beau et très bon ! Je note les idées pour le resto. Ce qui est chouette, c'est que je sais faire les différents éléments, mais qu'il faut que j'aprenne à les mettre en valeur : c'est pas tombé dans la photothèque d'une aveugle !

L'après-midi, on visite le jardin Mandala de la ferme. C'est l'un des plus grands de France : 4000m2. En résumé, c'est un jardin en cercle, dont les entrées aux 4 coins cardinaux représentent les différents éléments : la terre pour les légumes racines, l'eau pour les légumes feuilles, le feu pour les légumes fruits... je simplifie à l'extrême ! Mais il est clair qu'il se dégage un sentiment très apaisant dans ce beau jardin, qui ne manquera pas de nous inspirer...

ste marthe - 4

Beaucoup d'échanges et de questions, qui nous entraînent jusqu'à 19h passé !

Et je vous passe le petit repas dans Romorantin, charmante petite ville de pierre et d'eau.

Merci, et à demain pour la 2eme journée ...

Bises

Béné

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28 avril 2017

Le menu du vendredi

Bonjour !

Le menu du vendredi est de retour !

Pour ne rien vous cacher, la semaine dernière, je n'étais vraiment pas en forme : une bonne angine, plus de voix... et donc aucune envie de parler cuisine !
Mais zhou ! c'est passé, et comme le temps s'est rafraîchi, voici un menu du vendredi un peu revigorant !

Entrée

Velouté carottes gingembre aux cacahuètes !

Plat

Courgettes au citron confit

Dessert

Tarte à la rhubarbe à l'ancienne

 

Allez, on se lance !

soupe carottes

Pour la soupe, ça pourrait presque tout venir du jardin, mais ce n'est pas encore le cas, puisque je dois avoir une dizaine de carottes qui ont montré le bout de leurs feuilles. Je ne sais pas combien de temps il va falloir attendre, mais je crois que ce n'est pas pour demain ! 

Et pour le gingembre, je ne sais pas si vous savez que ça peut pousser ici. En voici la preuve en photo :ginger - 1

Alors, autant pour les carottes, j'espère récolter cette année, autant pour le gingembre, je n'en ai pas la moindre idée !

Bon, revenons à notre soupe. En fait, c'est là que je me rends compte que ce n'est pas une soupe au gingembre (une classique) que j'ai préparée, mais aux cacahuètes ! Mais je n'ai pas envie de supprimer la photo du gingembre (je me suis pelée pour la faire cette photo !)

Alors je vous la laisse, et pour le coup, on sort les cacahuètes natures (de préférence, pas les grillées et salées de l'apéro !) que je ne suis pas en train de faire pousser du tout !

Mais on commence par faire cuire un petit kilo de carottes : on fait dorer quelques échalotes dans l'huile d'olive, on ajoute les carottes coupées en rondelles. Au bout de 5 minutes, on ajoute du bouillon de légumes (l'équivalent d'un cube) et on couvre d'eau (on pourra en ajouter si besoin, mais déjà on peut monter 2-3 cm au dessus des carottes). Ça prend une vingtaine de minutes pour cuire (il ne faut plus de résistance quand on pique une fourchette).

Pendant ce temps, soit vous en profitez pour arroser les plantes, soit vous vous rendez compte comme moi que vous n'avez finalement pas de purée de cacahuètes, mais seulement des cacahuètes (c'est déjà ça !). Alors il faut faire la purée ! Facile en fait : mettez 2 poignées de cacahuètes dans votre mixer, et allez-y à fond (enfin, pas trop quand même, c'est mieux si ça ne chauffe pas !). Au début, ça fait des miettes de cacahuètes. Mais en persévérant, ça devient une belle purée, que vous aurez coeur à rendre homogène. Quand c'est le cas, vous ajoutez les carottes avec leur bouillon (peut-être en plusieurs fois) et vous mixez bien le tout. Si c'est trop épais, vous aurez du mal à obtenir un beau velouté, alors ajoutez de l'eau ou du lait végétal.

Pour servir, décorez avec des feuilles de coriandre ou de cerfeuil, ou encore de persil, bref, un peu de vert que vous avez sous la main ! 

Recette inspirée du livre "Des soupes qui nous font du bien" aux éditions La Plage.

Vous tenez votre entrée ! On passe aux courgettes !

courgette citron confit

 

Cette fois, je peux vous montrer les photos des courgettes, il en faut bien ! oeuf - 3

Vous pouvez ne pas les éplucher du tout (évidemment, elles sont bio vos courgettes !), ou leur faire un petit pyjama rayé !

Ensuite, faites les revenir avec des oignons, puis ajoutez sel, poivre et les citrons confits coupés en petits morceaux. A vous de voir la quantité en fonction de votre goût, sachant que le citron confit parfume beaucoup. 

Il est assez facile de faire le citron confit : il suffit de faire cuire avec un peu d'eau vos peaux de citron pressés, que vous aurez

citron - 1

pris soin de choisir bio / non traités. Vous pouvez ensuite mixer le tout et en ajouter dans vos sauces de salade, c'est extra. Mais comme on ne peut pas tout faire tout le temps, il est aussi possible d'en trouver en supermarché, généralement dans le rayon Maghreb.

Voici la marque que je trouve le plus souvent. Attention, il existe plusieurs types de citrons confits, qui n'ont pas le même goût. Ceux-là sont des citrons Beldi (une variété de citrons originaires de Marrakech).

Vous pouvez accompagner ces courgettes avec du riz, ou pourquoi pas de la semoule avec quelques raisins secs ? 

 

Bon, il est temps de passer au dessert !

gateau rhubarbe - 1Navrée, le temps que je pense à faire la photo, le gâteau était quasiment englouti ! C'est qu'il n'était pas mauvais, surtout que je ne suis pas encore copine avec le four, il a donc mis des heures à cuire, et on l'a donc dévoré encore bien chaud...

Pour le faire, commencez par la pâte de type sablée, car il faut la laisser reposer au frigo au moins 20 minutes. Il parait que ça permet au gluten de la farine de se détendre, ce qui fait qu'ensuite quand on étale la pâte, elle ne se rétracte pas.

Voici ma version vegan de la pâte sablée aux amandes : mondez 50g d'amandes et mixez-les à fond avec 50g de sucre (si votre mixer n'est pas très puissant, ou que vous n'en avez pas, prenez des amandes en poudre et du sucre glace !). Ajoutez 120 grammes de margarine vegan à la noix de coco (magasins bio) et 150g de farine. Ajoutez juste ce qu'il faut d'eau pour faire une pâte à tarte. Faîtes reposer au frigo pendant que vous préparez le reste.

Pendant ce temps, faites cuire la rhubarbe coupée en gros morceaux dans un peu d'eau et de sucre. Le but n'est pas qu'elle soit cuite, mais de récupérer un sirop que vous ferez ensuite réduire pour verser sur la tarte juste avant de servir afin qu'elle brille de mille feux. Si vous n'êtes pas bling bling (ou que vous êtes quasi certain d'oublier), vous pouvez simplifier...

Foncez votre moule à tarte avec la pâte, et faites la pré-cuire. Posez dedans les morceaux de rhubarbe, puis la migaine (c'est un mot lorrain il me semble, que les pâtissiers doivent appeler un "appareil" ) que vous aurez préparée dans le mixer avec 1 ou 2 oeufs, une grosse cuillère à soupe de purée d'amande blanche, du sucre et du lait végétal.

Y'a plus qu'à faire cuire, une demie heure a priori à 200° (là, c'est une supposition, vu que moi elle est restée une heure et demie dans le four !)

Voilà, à vous de jouer !

Mon objectif n'est pas de vous donner des recettes clé en main, il y a plein de livres de gens plus qualifiés que moi pour ça. Mais plutôt de vous donner envie de tester de nouvelles recettes. Dites-moi si c'est parfois le cas, si vous trouvez que les indications bien que light sont suffisantes (ll s'agit de laisser plein de place à votre créativité !). Faites-moi part de vos variantes ! Amusez-vous et régalez-vous !

Bon week end !

Béné

 

 

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27 avril 2017

Il neige !

Bonjour à tous,

Mais non, c'est pas vrai, c'était hier qu'il neigeait. Mais de la neige fondue hein, on a pas eu besoin de sortir les skis de fond pour aller se ravitailler !

Voici quelques infos de par ici :

oeuf cane - 1

 

D'abord, j'ai envie de vous montrer ce que les poulettes, qui se sont remises de leur choc post-traumatique, nous ont offert, comme si elle voulaient rattraper le temps perdu : un oeuf de cane !

Non, ce n'est pas une blague, il n'y a pas de trucage !

Côté poules, il n'y a plus qu'un soucis : la Grisette qui ne veut plus quitter le nid ! Du coup, comme malgré le nombre de nichoirs, elles veulent toutes pondre au même endroit, on les retrouve parfois empilées les unes sur les autres ! 

Et il faut aller chercher les oeufs sous la Grisette, qui manifeste son mécontentement, malgré nos caresses !

 

Ensuite, je vous montre un peu les fraisiers (ceux de dehors, car ceux de la serre, vous les avez déjà vus, et la seule différence, c'est qu'on a mangé les 3 fraises : excellentes !):

Avant

Pendant

Après

oeuf - 5 oeuf - 6 oeuf - 7

 

Avant : C'est un peu la jungle ! Le paillage de l'an passé s'est intégré dans le sol, et on ne les voit plus trop.

Pendant : Une veille polaire rouge a fait les frais de l'opération fraisiers ! Pourquoi ? Parce qu'on a lu dans un livre que les fraises murissaient plus vite et avaient plus de goût si elles étaient sur un paillage rouge. Ca vous semble farfelu ? A nous aussi !

Mais j'avais une vielle polaire rouge que je ne pouvais plus voir en photo, alors l'occasion était trop belle de faire une pierre 2 coups ! (c'est très permaculturel, ça :-)

Après : Le nouveau paillage est mis en place : à défaut de foin que nous n'avons pas encore trouvé, on a fait sécher l'herbe coupée entre les parcelles cultivées.

Pour l'instant, c'est plein de fleurs, il va encore falloir patienter. 1 mois ?

Voilà, je m'arrête là pour aujourd'hui, sinon mon burndown chart (1) va être lamanentable à la fin de la semaine !

A demain pour le menu du vendredi !

Béné

(1) : explications à venir dans un prochain message !

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20 avril 2017

Petit coup de blues : des châssis, des repiquages et ça repart !

Bonjour !

Et oui, vendredi dernier, premier petit coup de blues : après une journée sans répis, comprenant la recherche d'un marché pour nous approvisionner en légumes bio ou au moins locaux, et 2 aller-retours à une petite heure de là (35km !) pour aller chercher 4 cuves à eau de 1000l chacune, je vais nourrir les poules et voir s'il y a des oeufs. Et au lieu de trouver des oeufs, j'ai trouvé 2 poules mortes, probablement tuées par une fouine.

C'est pas sympa comme découverte. En plus, parmi les 2, il y en avait eu très différentes des autres, la seule que l'on pouvait caresser, et elle était très douce. Même pas une petite photo à vous montrer ! C'est tristounet. Depuis, il y en a une qui ne quitte plus le nid, je ne sais aps si c'est lié.
Et pour couronner le tout, Laurent a eu droit à une grosse frayeur : l'annonce qu'un chat gris et blanc s'est fait écraser. Et bien sûr, pas de Malow à la maison. Gros stress, et vérification sur le bord de la route. Finalement, ce n'est pas notre Malow. Mais le stress reste là, et même lorsqu'il me raconte l'histoire alors que Malow est avec nous, ça me fait une grosse angoisse, car ça devient une triste possibilité.

Bref, pas bien dormi cette nuit là, ni les suivantes en fait !

Et puis, le rythme effréné revient : il faut repiquer en godet individuels les semis que j'ai fait en bacs. Comme ce sont essentiellement des salades, je ne veux pas utiliser les godets en plastique qui sont trop grands (ça suffit les aller-retours à la jardinerie pour acheter du terreau semis ! Je les prends pourtant par 3, mais c'est encore pas assez !) Du coup, j'avais envie de faire des mini mottes sans godet. Et sans mini motteuse ! Gain de place et de terreau. J'ai misé gros dessus, j'espère que ça va le faire, même si j'ai un peu (humour !) de marge pour les pertes. En 2 jours, j'ai repiqué :

100 salades feuille de chêne à couper
125 oeillets d'inde
65 Juliennes des dames
125 amaranthes
125 salades Reine de mai
54 choux romanesco
60 cosmos
35 brocolis (j'ai un peu lâché l'affaire à la fin, certains sont restés en bacs, on verra ce que ça donne).

Et à côté de ça, une quarantaine de tomates, de variétés différentes. Voilà ce que ça donne dans la serre :

semis - 3semis - 1 (1)

semis - 2 (1)

semis - 1

semis - 2

 

De son côté, Laurent n'a pas chômé non plus, et nous a préparé quelques châssis en châtaignier (c'est prévu pour durer !). En effet, on a préparé les parcelles au tout début de notre arrivée, mais je n'arrivais pas à me lancer (l'angoisse de la terre nue est aussi forte que celle de la feuille blanche !). Sur une partie, il a planté les patates, échalotes et bientôt les oignons.

Et pour les miennes, ces châssis me permettent d'y voir plus clair, et je protéger les semis. Pour l'instant, il n'y a que les épinards, mais ça devrait bouger ce WE ! Les châssis vont aussi nous faciliter le paillage, que je prévois avec l'herbe des tontes à défaut de foin.

En attendant, Malow se charge de l'amendement du sol ! Autant, il a compris qu'il ne fallait pas marcher dans les bacs de la serre, autant ceux là, c'est pas encore gagné !

 

semis - 4

Au premier plan, c'est un pied d'artichaud.

Voilà ! Finalement, ça prend du temps ces petits articles, alors le menu du vendredi est prêt, mais ça sera pour plus tard !

A bientôt,

Béné

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13 avril 2017

La recette du vendredi !

Bonjour,

Je reste sur mon élan pour vous présenter la 2eme recette du vendredi ! Et presque menu du vendredi ! Mais avant pâques, il ne serait pas convenable de manger un dessert, si ?  ;-))

Entrée :

Timbale de taboulé de chou fleur

Plat :

Tarte salées aux blettes et graines de moutarde, salade Umuboshi

Pas de dessert !

 

Bon, c'est toujours pas ça pour les photos, mais ça donne toujours une idée...

Pour le taboulé de chou fleur, fastoche : mixer le chou-fleur (cru !), assaisonner, décorer, c'est fini !

Sur la photo, ce sont des "poivrons gouttes" (achetés en boite, marque Sabarot, en supermarché). Découvert récemment, je suis sous le charme, du coup, vite, vite, une commande de graines chez Kokopelli !

taboulé chou fleur - 1

Je vous propose ensuite de cuisiner les blettes qui sont peut-être arrivées dans votre panier AMAP !
Elles trouvent parfaitement leur place dans une tarte salées aux blettes et graines de moutarde, accompagnée de sa salade verte au vinaigre Umebosi.

Pour la tarte : faire revenir un oignon, et quand il est bien doré, déglacer avec du vinaigre Melfor. 

tarte blettes - 4

Ajouter les blettes (blancs et vert) coupées en morceaux, puis des graines de moutarde. Laisser mijoter (mais ne les oubliez pas sur le feu... expérience vécue !)

Mixez 3 oeufs avec environ un verre de lait végétal, un peu de persil haché. Mélangez avec les blettes, salez à votre goût. Saupoudrez de fromage râpé (de la bûche de chèvre pourrait aussi être sympa) Honte à moi, je n'ai pas trouvé d'alternative végétale pour l'instant... Cuire dans le bas du four, entre 180 et 200°C.

tarte blettes - 2

Pour la salade, avez-vous déjà goûté le vinaigre de Umebosi ? L'ume, c'est une prune acidulée japonaise, qui est séchée puis lactofermentée (plus de détails). A priori, plein de bonnes choses pour la santé ! 
Pour les Grenoblois, vous la trouverez au Carré asiatique, à SMH, avenue Gabriel Peri (à côté du bureau quoi ! Et en bio en plus !). Pour aller vite, il y a la version sauce, sans huile.

tarte blettes - 1

Sinon, dans les magasins bio (notamment Biocoop), on la trouve sous forme de purée, que l'on peut ensuite ajouter à une sauce.

tarte blettes - 3

On y trouve la saveur Umami, la 5eme saveur avec le salé, le sucré, l'amer et l'acide. Les français sont peu habitués à en entendre parler, sa caractérisation nous vient du Japon.

Pour ma part, j'ai découvert le mot Umami lors du stage de gastronomie sauvage que nous avons fait avec François Couplan, et surtout Keikko. Difficile à définir : quand on goûte la pâte d'umebosi pure, c'est un peu le goût du sel sans être salé ! Mais qu'importe les mots, je trouve que ça donne un super goût ! Une belle salade verte avec cette petite sauce pas banal, c'est déjà le début du voyage !

Et, voilà, maintenant, c'est à vous de jouer ! Et j'attends vos commentaires si je vous ai convaincu d'essayer !

A bientôt !

Béné

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07 avril 2017

Le menu de la semaine...

Bonsoir,

Avant de passer à table, voici quelques informations complémentaires sur les arbres que nous avons greffés en mars. J'espère que cela répondra aux attentes de Monsieur + !  ;-))

Les porte-greffes étaient les variétés suivantes :
MALUS VF M9 ( Pommier )
MALUS VF M26 ( Pommier )
MALUS SYLVESTRIS ( Pommier franc )
PYRUS COMMUNIS ( Poirier franc)
MESPILUS GERMANICA ( Néflier )
PRUNUS AVIUM ( Merisier )
PRUNUS CERASIFERA ( Myrobolan )
PRUNUS MAHALEB ( Ste Lucie )

Chacun a des propriétés différentes en termes de port, de vigueur, de résistance aux maladies. Et dessus, nous avons mis les fruitiers suivants : 

Pomme gala, Pomme Melrose, Pomme non identifiée, Pomme rouge, Pomme Golden, Prune Reine-Claude, Mirabelle, Quetsche, Poire, Nashi, Abricot, Pêche, Cerise, Néflier.

Bien sûr, tout le monde n'est pas compatible dans ce petit monde, mais je suis totalement incapable de vous dire qui on a mis sur quoi, ni combien...

Et maintenant, à table !

Pourquoi ? Simplement en écho avec la belle journée surprise qui m'a été offerte il y a 15 jours : un cours de cuisine végétale avec toute l'équipe, carnivores compris ! Il me semble avoir entendu : tiens, c'est pas mal, il faudrait qu'on ait des idées de menus comme ça toutes les semaines....

Alors, toutes les semaines, je ne crois pas, en tous cas pas pour l'instant, vu la difficulté que c'est de se poser devant l'ordi : en journée, il y a trop de choses à faire, notamment pour profiter du soleil et de l'arrivée du printemps, et le soir, je n'ai qu'une idée en tête : aller dormir !

Mais là, c'était journée sans jardinage (noeud lunaire oblige : interdiction de semer ;-)), alors je me suis mise à la cuisine, et voilà le menu :

Entrée :

Toasts de faisselle de chèvres à l'ail des ours

Plat :

Chou chinois et nouilles sautées

Dessert :

Mini-cakes à la rhubarbe du jardin

En fait, j'aurrais aimé vous montrer tout ça avec de belles photos, mais si j'attends de tout faire bien, vous aurez l'âge de manger de la soupe avec une paille, alors tant pis, recette avec les photos du téléphone, en espérant qu'elles ne vous coupent pas l'apétit !

Pour l'entrée, il faut préméditer le coup, et préparer à l'avance du pesto d'ail des ours. Comme par hasard, c'est la saison, et la cueillette a été faite mercredi soir. Les feuilles sont simplement hachées, puis mélangées avec du sel et de l'huile d'olive. Comme par le passé j'ai eu des pots qui ont fermenté, cette fois, les provisions iront directement au congélo !

ail - 2ail - 1

ail - 3ail - 2 (1)

Ensuite, c'est tout bête : un peu de faisselle de chèvre, un peu de pesto et quelques tours de moulin de baies, c'est prêt, plus qu'à tartiner !

Pour le plat principal, c'est encore plus simple : émincer le chou chinois, et le faire revenir avec un oignon. Ajouter quelques cacahuètes natures, un peu de Tamari. Au moment de servir, 1 ou 2 gouttes d'huile essentielle de Gingembre (excellent cadeau, qui donne une super touche exotique à l'ensemble). Sinon, remplacez l'huile essentielle par du gingembre frais râpé, ou de la citronnelle. 

En parallèle, faire cuire des nouilles chinoises, puis les faire revenir avec du tamari.

ail - 3 (1)

ail - 4 

Et enfin, on passe au dessert !

J'ai adapté la recette du "Grand livre Marabout de la pâtisserie facile", en remplaçant le beurre par de l'huile de coco, le lait par du lait végétal et en faisant tout ça au robot, ce qui fait que c'est encore plus simple !

- couper 250g de rhubarbe en tronçons de quelques centimètres, et les mettre à cuire avec 100g de sucre et 60 ml d'eau une dizaine de minutes. Retirer les morceaux quand ils vous semblent bien (il suffit d'en mettre un peu plus pour prélever des échantillons... mais dur dur de s'arrêter de goûter !). Laisser le sirop sur le feu pour obtenir une belle consistance.

- mixer 40g d'amandes (enlevez la peau) avec 125 ml de l'ait d'avoine. Ajouter 50g d'huile de coco un peu fondue, 110g de sucre en poudre, 2 oeufs, 150g de farine et un peu de levure.

- verser dans des moules individuels, et cuire 10 min à 180, puis poser les bâtonnets de rhubarbe sur le dessus et refaire cuire 15 minutes.

- servir tiède avec le sirop de rhubarbe qu'on a préparé au début.

ail - 1 (1)

Pour une fois, je suis plutôt contente de ce dessert de saison !

Dites moi si vous vous lancez !

Bon week-end et à très bientôt !

Béné

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31 mars 2017

Bienvenue à bord !

small malow

Je suis ravie de vous accueillir sur mon petit blog sans autre prétention maintenant que de partager avec vous quelques moments au fil de notre projet.

Pour ceux qui voyageront dans les articles passés, vous y trouverez des réalisations en scrapbooking, en carton, en tissus ou dans ma cuisine.

A partir de 2017, les articles seront plutôt orientés sur la permaculture, le jardin, la cuisine ... et la découverte de notre terre d'accueil, La Creuse.

Les publications sont assez irrégulières, alors je vous suggère de vous abonner (à droite) pour recevoir un petit mail lorsque je publie un nouvel article (abonnez-vous aux articles, pas aux newsletters). Et s'il vous plait, ne cochez pas la case Anonyme, car j'aime bien savoir à qui j'écris, et il n'est pas impossible que je supprime les comptes masqués... 

Et maintenant, je vous souhaite une bonne lecture... et j'attends vos commentaires avec impatience !

Bises

Bénédicte

 

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17 mars 2017

2 mois de suspens... ou 3 !

Bonjour et bienvenue aux arrivés de mars !

Mi-mars, nous avons rejoint Walter et le groupe Permaculture Creuse pour une séance d'initiation au greffage des arbres. 

Belle occasion également pour découvrir la pépinière permacole de Walter, Atmosvert. Quelques images :

La 1ere étape : se protéger le pouce ! Puis tailler le greffon...

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les mettre en contact, puis les "scotcher" au buddytape...dans le porte-greffe préalablement fendu !

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De retour à la maison avec notre centaine de scions, il nous a fallu 2 jours pour trouver le courage de nous attaquer à la tâche...et mardi matin, ça y est, on s'est lancés.

table

J'en profite pour remercier Dominique (notre Titi !), Sylvain, Benjamin, Patricia et Christophe, Maria qui nous ont généreusement alimentés en greffons divers et variés. Et Perrine pour les photos ! Sans oublier Walter pour l'achat des scions et la mini-formation !

pépinière

En gros, ça nous a pris de 8h30 à 17h pour greffer tout ce petit monde, et encore 3 heures pour planter tout ça en "pépinière" puis couvrir de paille (pratique la maison en paille pour se fournir en matière première ;-))

 

Au final, à 21h, Laurent finissait de vider les derniers arrosoirs à la frontale...et dans 2 mois, on devrait savoir si les greffes ont marché ou non... A vrai dire, je ne sais même pas combien on a fait de greffes pour chaque variété, et je n'ai pas encore trouvé le temps d'aller compter...

Je ne détaille pas plus les gestes du greffage en lui même, je trouve que c'est prétentieux tant qu'on ne connaît pas notre taux de réussite, ou d'échec, c'est selon... mais c'est une belle expérience, même si c'était vraiment dur de choisir, à la fois les porte-greffes, et ensuite les greffons. Avec le peu de recul qu'on a, il me semble que c'est quelque chose à faire posément, en sachant ce qui se cache derrière les différents porte-greffes et en sélectionnant vraiment les greffons. Pour le coup, on a tout fait à l'aveugle !

On ne sait même pas vraiment où on va planter les arbres qui auront repris : dans la prairie attenante à la maison, ou dans le pré un peu plus loin ? L'idée initiale était de créer une haie nourricière, mais ce sera peut-être plutôt un jardin forêt. La pépinière nous donne un peu de répit pour y réfléchir... 

Je vous souhaite une bonne semaine !

Béné

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21 février 2017

Sur la route des peintres...

Bonjour,

Le soleil donne à ces derniers jours un petit air de printemps, et c'est bien agréable. Ce midi, nous avons admiré la 1ere jonquille de 2017, et la première fleur de Forsythia. On est donc dans le jaune !

Et puisque me voilà lancée sur les couleurs, la transition est toute trouvée pour vous parler d'une belle balade que nous avons découverte totalement par hasard il y a 2 semaines. Après un épisode de pluie, nous avons voulu profiter d'une accalmie pour visiter notre nouvel environnement, et nous avons pris la route en direction de Fresseline.

A notre grande surprise, nous y avons découvert un magnifique itinéraire, sur les pas de Claude Monet. Eh oui, Monet est passé par la Creuse, un épisode de quelques mois seulement, mais d'une forte productivité : 23 toiles durant l'hiver 1889. C'est d'ailleurs lors de son séjour en Creuse que Monet va commencer à produire ses toiles en série : les meules, les nympheas, Londres...

J'avoue que des panneaux qui jalonnent le parcours, je n'ai retenu qu'une anecdote : Monet est allé jusqu'à payer des hommes pour retirer les feuilles d'un arbre situé sur une berge qu'il avait commencé à peindre. En effet, lors de son ébauche en hiver, l'arbre n'avait pas de feuilles, et au printemps, ces dernières le gênaient pour finaliser son tableau. J'avoue que cela me dépasse, tant je fais le lien entre "artiste" et "imagination", et j'ai du mal à sacrifier le respect de la nature à la recherche du réalisme. Mais je m'arrête là avant de me faire traiter de mécréante !

Pour un petit air local, c'est ici

Et pour une balade en images, un blog sympa : Marche ou Creuse !

Mais laissons de côté Monet pour vous montrer ce qui nous a vraiment plu, comme ce chemin qui serpente le long de la Petite Creuse, sur une berge bordée d'arbres.

foret

Ou le pont de pierres depuis lequel nous pouvons admirer le jeu de l'eau.

depuis le pont

(ne cherchez pas le pont, nous sommes dessus !)

La balade permet d'approcher le point de confluence entre la Creuse et la Petite Creuse. On pourrait simplement s'assoir au bord de l'eau et admirer... dans quelques temps, lorsque la température aura un peu pris son envol !

Voilà, ce petit bonheur impromptu représente la Creuse pour nous aujourd'hui, et j'espère vous avoir donné envie de nous rejoindre pour une belle balade de découverte, car nous n'en sommes qu'au début !

Avant de vous laisser, je vous donne quelques nouvelles des semis. Jusqu'ici, tout allait bien, mais je ne sais pas ce qui m'a traversé l'esprit, j'ai eu envie de leur faire prendre un bain de soleil... Catastrophe ! C'est en fait un coup de soleil qu'ils ont pris, et certains vont avoir du mal à s'en remettre.

Qu'à cela ne tienne, je vais recommencer, et ne pas faire la même erreur avec les choux qui viennent timidement de pointer leur nez...

A très bientôt,

Béné

 

 

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14 janvier 2017

Des carottes très hâtives...

Bonjour, bonjour !

Je ne pensais pas vous poster de message ce WE pour cause de migration vers le sud, où nous aurions enfin pu fêter le nouvel an en famille puisque la "grippe" nous a empêché de le faire en même temps que tout le monde...

Mais la neige en a décidé autrement, notamment après un dérapage pas très contrôlé en début d'après-midi vendredi (mais sans dommages).

Du coup, on est dans les cartons, et je m'accorde une petite pause pour vous montrer l'état des semis...

semis

Ultra-précoces les carottes ! Moins de 15 jours, quand on annonce habituellement plutôt 21 jours ! ...

Sauf que non, ce ne sont pas des carottes, mais un petit cadeau de nos amis lombrics : a priori, ils n'aiment pas les graines de tomates et autres courgettes, car ces dernières s'élancent vaillamment de mes makis de carottes ! Donc faire les semis en mélangeant terreau et lombricompost, ça demande quelques précautions...

C'est bien la peine que je me retienne de faire les semis de tomates jusqu'à fin janvier !!!! C'est elles qui s'imposent, et je suis incapable de les arracher. Les voici donc en godets. Comme de toute façon, on n'a mangé que des bonnes tomates de Philippe, on ne risque pas grand chose ! (il y a aussi des cucurbitacées, mais lesquelles ? Courgettes jaunes ?)

Pendant que j'y étais, je me suis aussi occupée des boutures de Laurier rose qui commençaient à se trouver à l'étroit, et des cassis, dont même les tiges qui n'ont pas encore fait de feuilles ont des racines (donc 100% de réussite, c'est cool, premiers pas vers la forêt jadin que nous voulons planter...).

plantes 2

plantes 1

Et pour finir, une confirmation : jardiner avec un chat, ça demande de la vigilance, jardiner avec 2 chats, ça relève de l'impossible, et je me demande si je n'ai pas accusé Malow à tord la semaine dernière, car aujourd'hui, c'est Pelure qui s'est ruée sur les plantules de Chrysanthèmes comestibles le temps que j'aille chercher de quoi les arroser... Pas de photos, j'ai préféré sauver ce qui pouvait l'être !

Je vous laisse imaginer l'état de l'appartement entre les cartons, les pots et les bêtises des chats...

A bientôt,

Béné

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09 janvier 2017

La lune est favorable...

Bonjour !

Ca y est, on rentre dans le vif du sujet : en janvier, les semis en intérieur débutent. J'adore cette période, même si je dois beaucoup me retenir, par exemple pour ne pas semer les tomates avant la fin du mois (et même là, il faudra se retenir pour ne pas tout semer d'un coup, mais étaler tout ça histoire de ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier).

Alors, voyons un peu ce qui a déjà pu être semé...

Déjà, une petite expérience pour se faire plaisir : normalement, les carottes ne se sèment qu'en place car elles n'aiment pas bien le repiquage disent les articles. Mais, si je les sème dans un récipient adapté que je vais ensuite planter en place, c'est pas vraiment un repiquage, juste un déplacement, non ? !

Alors cette année, j'ai fait des semis de carottes dans des tubes cartonnés (je vous laisse deviner la source...). Il me semble que la racine devrait y trouver de la place pour se développer en longueur, et ensuite je n'ai pas besoin d'enlever le carton pour mettre la carotte en place...

rouleaux de carotte

Ensuite, mon agenda de jardinage avec la lune m'a "autorisée" à semer des fleurs : c'est donc parti pour les cosmos, cléomes et autres clarkia...

Puis on revient dans l'alimentaire avec les semis de Basilics. 5 variétés plantées bien joliement les unes à côté des autres. C'était dans compter sans mon beau Malow, qui jusqu'ici m'avait regardé bien sagement, assis à côté du bac. tellement mignon que j'ai oublié qu'il voudrait probablement jardiner une fois que j'aurais tourné le dos.... Bilan : un méli-mélo de basilic, mais comme dit Laurent, ça reste du Basilic !

Je vous tiens au courant de ce qui voudra bien pousser...d'autant que dans mon élan, j'ai oublié de faire tremper les graines de Basilic avant de les semer...

A bientôt,

Béné

PS : le vert en arrière plan de la photo, ça ne se voit pas du tout, mais ce sont des oiseaux du paradis qui viennent de fleurir pour la première fois cette année. J'ai retrouvé mon journal de l'époque : ils ont été semés en 2005 ! On a décidé que c'était un signe pour nous encourager à bouger ! Et au passage, merci Pascale, car ce sont des graines que tu m'as données il y a un moment...

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