Bonjour,

légumes - 1 (2)

Alors, je vous l'ai dit il y a quelques jours, je suis en train de préparer une petite intervention pour la prochaine édition d'Alternatiba en Limousin. 
Comme cela m'a conduit à potasser un certain nombre de choses, je me suis dit que tant qu'à faire, autant vous en faire profiter aussi, même si je prends le risque d'en perdre certains. J'espère qu'ils voudront bien me le pardonner.

J'ai 4 publications sur le sujet (cette intro, 2 parties et la conclusion), et après, promis, je reviens au jardin et à nos activités maraîchères, culinaires ou apicoles... Je vais vous les envoyer à quelques heures d'intervalle.

Le sujet de mon intervention est de faire le lien entre santé et alimentation végétale, et il sera suivi d'une intervention sur l'alimentation crue et le jeûne.

Pour commencer, quelques définitions (hyper simplifiées !): 

Végétarisme : alimentation qui ne consomme pas directement d'animaux : ni viande, ni poissons. Mais les oeufs, le lait, le fromage sont acceptés.

Végétalisme : alimentation qui ne consomme pas de produits d'origine animale : ni viande, ni poissons bien sûr, mais pas non plus d'oeufs, de produits laitiers, de miel...

Véganisme : Mode de vie, système de pensée qui refuse l'exploitation animale sous toutes ses formes. Cela ne se limite donc pas à l'alimentation, mais concerne aussi les vêtements, les produits d'hygiène et cosmétiques, les produits d'entretien...

Je précise que dans la suite de mon propos, je pars toujours du principe que l'on s'approvisionne avec des produits bio. En effet, je crois que l'on peut tout à fait consommer de la malbouffe végétale [1] !

Ici, le propos est d'aller vers une alimentation consciente et choisie : on sélectionne les produits que l'on accepte de consommer ou non, et pour ceux de l'on consomme, on se renseigne pour ne pas acheter à l'aveugle. Il ne suffit pas d'acheter du bio !
Le choix du bio n'est pas forcément une garantie à toute épreuve (qui n'a pas entendu parler des saumons bio qui contiendraient plus de mercure que les saumons sauvages [2] ? De plus, toutes les marques du bio industriel (ces mots vont mal ensemble, non ?) n'ont pas forcément d'engagements en termes d'éthique humaine et écologique [3]. Tous les produits bio ne se valent pas.

Mais il me semble que le bio est aujourd'hui le moins pire des choix pour la santé, avec une attention particulière pour les productions locales. Bio (avec ou sans étiquette) et local, c'est le pied !

Avant d'aller plus loin, il me semble honnête de préciser que mon alimentation actuelle est un peu plus que végétarienne, mais pas végétalienne puisque nous consommons les oeufs maison, du miel, et certains fromages. La santé n'est pas à l'origine de ma motivation dans le choix de cette alimentation, mais j'ai régulièrement l'occasion de me réjouir de ne plus être exposée à certains problèmes comme le cheval qui se prend pour du boeuf, ou les oeufs au fipronil !
Le partage de cette recherche alimentaire n'a pas pour but de convertir quiconque, vous êtes bien assez grands pour faire vos choix et les assumer !
Si ça peut tout au plus piquer votre curiosité, c'est intéressant, car il faut que l'on soit nombreux à s'interroger pour que les informations deviennent disponibles de façon plus transparente et argumentées. 
En effet, on trouve tout et son contraire sur le sujet, tant dans la littérature que sur le web, et il est parfois difficile de faire le tri et de déterminer qui donne les informations les plus fiables. J'ai essayé de sélectionner des sources crédibles.

J'ai fait dans les 2 articles à suivre des sélections et des zooms sur certains points, mais je suis persuadée qu'en matière de santé comme pour beaucoup de choses (comme le jardin notamment), il faut penser globalement, en système : il ne sert à rien d'en faire trop sur certains aspects si cela nous conduit à en négliger d'autres. L'exercice consiste à trouver un point d'équilibre...

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[1] On trouve par exemple du sirop d'agave chez les hard discounters, qui est loin de ne contenir que du sirop d'agave ! Et les vinaigres balsamiques de "grandes marques" non bio contiennent majoritairement le colorant E150 (celui qui en plus de donner la couleur caramel pourrait contenir des résidus toxiques, voir cancérigènes)

Colorant E150b - Caramel II - procédé au sulfite caustique, Caramel de sulfite caustique

Informations compilées sur l'additif alimentaire E150b (Caramel II - procédé au sulfite caustique, Caramel de sulfite caustique), toxicité, caractéristiques et composition.

http://www.additifs-alimentaires.net

[2]

Le saumon bio est-il plus toxique que le conventionnel ?

A l'approche des fêtes de fin d'année, 60 millions de consommateurs a mené une enquête sur le poisson préféré des français: le saumon. Selon l'association, c'est un véritable carton rouge pour le saumon bio en l'occurrence. Y a-t-il vraiment raison de s'i

http://www.bioalaune.com

[3]

L'industrialisation du bio

Avec un chiffre d'affaires qui a augmenté de 19% en 2009 pour les produits bio, le secteur a le vent en poupe. Longtemps délaissé par les supermarchés et les industriels car considéré comme marginal, le bio est devenu pour eux incontournable. Le problème est que nous sommes face à une industrialisation du bio.

https://www.dangersalimentaires.com