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Il faut parfois, au début notamment, faire preuve d'une motivation forte pour adopter et conserver une alimentation végétale. Si on se cantonne à l'aspect santé de cette décision, quels arguments pouvons nous retenir ?


1/ Les apports d'une alimentation végétale

  • Richesse en fibres, minéraux, vitamines et anti-oxydants

    La richesse en fibres, minéraux, vitamines et anti-oxydants de l'alimentation végétale pousse à penser que son adoption diminue le risque de diabète de type 2, voire permet de mieux contrôler un diabète existant (effet de lissage des pics de glycémie).

    Il est intéressant de noter que l'association Diabète Quebec encourage ses membres, et les personnes diabétiques en général, à passer à une alimentation végétale pour mieux contrôler leur maladie, alors qu'on ne trouve rien de tel sur le site de la fédération des diabétiques en France (tout juste les diabétiques sont-ils encouragés à consommer plus de fruits et légumes ! (ce qui n'est pas vraiment étonnant, puisque la fédération se repose sur les recommandations du PNNS (Programme National de Nutrition Santé) dont l'impartialité semble laisser à désirer...

    Le végétarisme et le diabète

    Adopter une alimentation végétarienne bien structurée peut convenir à une personne diabétique et s'avère même bénéfique. Que vous considériez le végétarisme ou non, remplacer de temps à autre un repas de viande par des mets à base de

    http://www.diabete.qc.ca

     

    De plus, une alimentation riche en produits d’origine végétale est souvent conseillée dans le cadre de la prévention du cancer, notamment du fait de la richesse en fibres des légumineuses, qui serait utile pour lutter contre le cancer colorectal et les cancers gastro-intestinaux. Il s'agit des fibres naturellement présentes dans les fruits et légumes, et non de celles des suppléments alimentaires : inutile donc de se précipiter sur un régime riche en fibres, il faut rester à l'équilibre. De plus, la recherche évolue constamment sur le sujet, donc c'est un domaine pour lequel prudence et modération sont de mise...

    Alimentation - Réduire les risques de cancer | Institut National Du Cancer

    Alimentation - De nombreuses études ont mis en évidence l'influence des facteurs nutritionnels sur le risque de développer un cancer, même s'il reste des inc

    http://www.e-cancer.fr

     

    Quel rôle pour les légumineuses dans la prévention du cancer ?

    Accueil " Actualités " Quel rôle pour les légumineuses dans la prévention du cancer ? Mardi, 2 Février 2016 La " Food and Drug Organization " (FAO) des Nations Unies a déclaré 2016 'Année internationale des légumineuses'. Par ce geste, la FAO veut mettre en avant l'utilité de ce groupe d'aliments (lentilles, haricots, pois, etc.)

    http://www.cancer.be

     

2/ Les apports d'une baisse ou suppression des produits animaux : ce que cela nous évite d'ingurgiter !

Si les apports en soi d'une alimentation végétale font encore l'objet de recherches et discussions, les avis d'experts sont plus convergents sur les bienfaits du changement de comportement alimentaire que cela induit : aujourd'hui, il reste difficile de consommer des plats préparés uniquement végétaux, ce qui évite bien des problèmes ! De plus, la majorité de ces plats se trouvent dans les magasins bio, ce qui limite quelque peu les risques. Mais cela va-t-il durer ?

Voici quelques impacts positifs par défaut d'un passage conscient à une alimentation végétale :

  • Pathologies et autres indésirables liés à la consommation de viande

    Un rapport de la FAO datant de 2013 indique que les 70% des nouvelles maladies qui ont touché les humains dans les dernières décennies étaient d'origine animale. Le simple fait de ne pas consommer ces produits permet donc de diminuer notre exposition à ces éléments toxiques.

    Face à la hausse des maladies d'origine animale, il faut une nouvelle approche de santé

    16 décembre 2013, Rome - La croissance démographique, l'expansion de l'agriculture et l'essor de filières alimentaires mondiales ont considérablement modifié la façon dont les maladies apparaissent, franchissent les barrières d'espèces et se propagent, affirme un nouveau rapport de la FAO paru aujourd'hui, World Livestock 2013: Changing Disease Landscapes .

    http://www.fao.org

    Quelques noms "célèbres" de virus et bactéries pathogènes responsables de problèmes : Listeria, Salmonella, Campylobacter, Escherichia coli... Ces agents ne sont pas présents que dans les produits animaux, mais ces derniers sont des vecteurs qui facilitent leur diffusion.

    De plus, les animaux d'élevage sont très exposés aux antibiotiques, et même le site du ministère de l'agriculture alerte sur la consommation d'antibiotiques vétérinaires (tout en justifiant son utilisation massive : du fait des concentrations d'animaux, on applique une médecine de population et non d'individus => malade ou pas, tout le monde y passe ! ), et a adopté en 2011 un "plan d'action pour l'utilisation raisonnée des médicaments vétérinaires". Ce même site officiel expose également l'impact en domino sur la santé humaine.

    Questions / réponses : les antibiotiques à usage vétérinaire et l'antibiorésistance

    Les antibiotiques sont des médicaments capables d'entraîner la destruction (effet bactéricide) ou l'arrêt de la multiplication (effet bactériostatique) des bactéries. Un grand nombre d'antibiotiques sont des molécules naturelles, fabriquées par les micro-organismes eux-mêmes : des champignons ou d'autres bactéries. Ils les produisent pour éliminer les bactéries concurrentes avec lesquelles ils sont en compétition dans leur biotope.

    http://agriculture.gouv.fr
  • Le mercure

    Pour l'OMS, le mercure est l'un des 10 produits chimiques les plus préoccupants pour la santé, et il arrive dans l'alimentation humaine par le biais du poisson et des crustacés. Plus le poisson est gros et gras, plus il est susceptible d'avoir une forte teneur en mercure. En effet, le mercure n'étant pas éliminé par le corps, il s'accumule. Côté santé, c'est sur le système nerveux qu'il a un impact négatif.

    L'article de l'OMS indique que le mercure est naturellement présent dans l'écorce terrestre, mais que la principale cause de libération dans l'environnement sont les activités humaines : centrales électriques au charbon, utilisation domestique de ce minerai pour le chauffage et la cuisine, processus industriels, incinérateurs de déchets et extraction minière du mercure, de l’or et d’autres métaux.
    Ce dernier point me donne l'occasion de sortir de l'objet initial de cet article pour vous dire qu'il y a actuellement en Creuse un risque non négligeable d'ouverture de nouvelles mines d'or, notamment sur la commune de Lussat, juste à côté de l'étang des landes, espace naturel que certains d'entre vous ont eu l'occasion de venir visiter. La Cominor a obtenu un permis de prospection, et bien que les habitants et citoyens aient donné un avis négatif, c'est l'état qui tranchera sur la suite. Pas rassurant pour l'écologie...et la santé !

    Mercure et santé

    Le mercure est un élément présent dans la nature que l'on retrouve dans l'air, l'eau et les sols. L'exposition au mercure, même à de petites quantités, peut causer de graves problèmes de santé et constitue une menace pour le développement de l'enfant in utero et à un âge précoce.

    http://www.who.int

    Cet aspect nous fait relativiser les "bienfaits" de la consommation de poissons, dont la cuisson détruit en partie les précieux oméga-3, mais pas le mercure... Pour y pallier, la consommation de graines de lin, de chia voire de chanvre (disponibles dans tous les magasins bio, elles se glissent dans vos gâteaux, saupoudrent vos salades...) apporte ce qu'il faut en omega-3. Et en ce qui concerne le phosphore souvent associé avec le poisson, on le trouve en plus grande quantité dans les lentilles, les graines de courge ou de tournesol ! 

  • Les maladies cardio-vasculaires

    Le fait de consommer peu ou pas de viande a un effet sur les facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires : baisse de la pression sanguine, du taux de lipides et de glucose sanguin. Le taux de cholestérol est également plus bas chez les végétariens et encore plus chez les végétaliens.


    Santé: Être végétarien réduit les risques de maladies cardiovasculaires

    SANTÉ - Manger du boulgour, ça ne fait pas rêver mais pourrait bien vous sauver la vie. Être végétarien réduirait de 32% le risque de maladies cardiovasculaires comparativement aux personnes consommant de la viande et du poisson, selon une vaste étude menée au Royaume-Uni et publiée mercredi 30 janvier aux États-Unis.

    http://www.huffingtonpost.fr

 

  • Charcuterie aux nitrites

     Ce n'est maintenant plus un secret pour personne que la consommation de charcuterie présente des risques, tant du fait de la richesse en matières grasses saturées de ces produits, que du fait des procédés industriels utilisés, notamment en France : en effet, certains pays ont commencé à faire évoluer leurs pratiques, notamment sur l'utilisation des nitrites, mais ce n'est pas le cas chez nous.

    Les dangers de la charcuterie bourrée de conservateurs !

    Sur France 2, l'émission " Cash Investigation " s'est donné pour mission de révéler ce que l'on souhaite cacher. Cette semaine, elle a mené l'enquête sur la fabrication du jambon. Pourquoi le jambon est-il rose ? Pourquoi a-t-il la réputation d'être bon pour les enfants ?

    http://genie-alimentaire.com

     

    E250 - Nitrite de sodium - Conservateurs - ADDITIF ALIMENTAIRE - Webadditifs

    Grand guide des additifs alimentaires. Lesquels sont dangereux? Lesquels sont hallal? Un blog pour decripter les étiquettes. Vous pouvez déposer vos commentaire et parler des dangers des additifs.

    http://www.les-additifs-alimentaires.com

     

    Nitrite de Sodium E250 - Les 5 dangers de cet additif alimentaire

    Le nitrite ou le nitrate de sodium (E250) présente-t-il un danger pour la santé ? Si oui, quels sont les maladies associées à la consommation régulière d'aliments contenant de cet additif alimentaire ?

    http://dangereux.fr

    Certes, nous avons été habitués à certaines gammes de couleurs pour chaque produit, mais ce sont des sujets sur lesquels il est possible de travailler pour faire évoluer les perceptions. Et en attendant, une baisse voire suppression de leur consommation semble toute indiquée.

Les motivations liées à la santé sont rarement celles qui nous font passer à l'action (il n'y a qu'à regarder le cas de la cigarette ou de l'alcool...), mais autant voir ce côté positif des choses !
Pour certaines personnes, cela commence à compter lorsque les premiers signes de problèmes apparaissent. Un exemple célèbre de cette situation est le cas de Bill Clinton (les détails sont faciles à trouver sur le web si vous ne connaissez pas la petite histoire...)
Assez étrangement, il me semble que ce sont les motivations altruistes qui sont le plus facteur de changement, mais cela sort du cadre de cet exposé...

A bientôt pour la suite...